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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 05:33

Poème d'Aragon, d'hier ou d'aujourd'hui.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 04:36

Poème d'Aragon, d'hier ou d'aujourd'hui

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 16:29

il ya des bonnes âmes qui disent : "il faut dissoudre les groupes fachos mais à la condition express de dissoudre aussi les groupes antifachos". On peut répondre à cela avec bon sens :"Mais si on dissout les groupes fachos, les groupes antifachos n'auront plus de raison d'être !" Reste une question délictate : "Comment reconnaît-on un groupe facho d'un groupe qui ne l'est pas ?"....... (réponse dans la vidéo)

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 16:21

il ya des bonnes âmes qui disent : "il faut dissoudre les groupes fachos mais à la condition express de dissoudre aussi les groupes antifachos". On peut répondre à cela avec bon sens :"Mais si on dissout les groupes fachos, les groupes antifachos n'auront plus de raison d'être !" Reste une question délictate : "Comment reconnaît-on un groupe facho d'un groupe qui ne l'est pas ?"....... (réponse dans la vidéo)

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:56

Tout sauf diplomate, chef de guerre, manœuvrant un président qu'il a toujours méprisé et s'érigeant en chef de gouvernement bis, mettant la politique française au service des États-Unis et d'Israël, Laurent Fabius semble être un bien étrange ministre des Affaires étrangères.

Son accession à ce poste est déjà singulière. L'ancien premier ministre de Mitterrand qui avait dû renoncer à ses ambitions présidentielles aux primaires de 2007 s'était mis au service de Martine Aubry après avoir caressé l'espoir de seconder DSK. Il ne cachait pas son mépris profond pour Hollande qu'il avait, entre autres quolibets, surnommé : "fraise des bois". Mais quand le président du conseil général de Corrèze devient au soir du second tour des primaires le candidat officiel des socialistes, Fabius se précipite à la tribune, serre la main du vainqueur et embrasse Pierre Moscovici, son plus proche lieutenant.

Empressé autour de Hollande à Rouen, le représentant à la télévision face à Nicolas Sarkozy, Fabius s'affiche comme un soutien zélé de l'homme qu'il s'employait à déconsidérer naguère. Un soutien cependant qui déjà laisse voir une ambition en filigrane. En effet c'est Fabius qui voyage à la place de Hollande et va d'Amérique jusqu'en Chine en passant par Israël parler pour lui de politique internationale.

Alors, lorsqu'enfin Hollande est élu président de la République, Fabius ne fait plus mystère de sa candidature aux Affaires étrangères. On a même carrément l'impression que c'est lui qui se désigne ministre avant qu'Hollande ait proclamé son choix. Il suffit de se remémorer l'assez long temps de tractation pendant lequel la place de Fabius au Quai d'Orsay était donnée comme acquise.



Sous la cinquième république, où l'on est encore, c'est le président qui conduit la politique extérieure. Avec Fabius il apparaît nettement que c'est le ministre des Affaires étrangères qui la mène. L'exemple du Mali est on ne peut plus parlant. Lors de sa conférence de presse du 13 novembre 2012, François Hollande est extrêmement clair : "En aucun cas, la France n'interviendra elle-même au Mali". Dans un temps où l'on est extrêmement attentif à la vérité de la parole publique, on ne peut qu'être frappé par le contraste entre cette affirmation quasiment solennelle du 13 novembre et le déclenchement des frappes aériennes sur le Mali le 11 janvier suivant, donc moins de deux mois après.Il est incontestable qu'il y a eu un retournement par rapport à l'engagement présidentiel que la prise de Kona ne saurait justifier. Hollande disait clairement le 12 novembre : "en aucun cas". Et la prise de Kona était forcément un de ces cas sous-entendus qui ne pouvaient changer la détermination de la France. Lorsqu'on entend Fabius peu après cette conférence dire qu'il n'y aura pas d'engagement de la France au sol, on voit clairement la contradiction implicite avec l'affirmation de Hollande. Dire qu'il n'y aura pas d'engagement au sol, cela veut dire qu'il y aura sans doute des frappes aériennes. Et c'est bien ce qui se passe le 11 janvier, en contradiction avec ce qu'avait promis Hollande mais non pas avec ce qu'avait laissé entendre et vraisemblablement imposé Fabius.

La réaction de deux anciens ministres des affaires étrangères met bien en relief ce que l'action de Fabius a pour le moins d'inapproprié. Dominique de Villepin publiait dès le 12 janvier dans le Journal du Dimanche une tribune où il opposait une dynamique nationale, régionale et politique au Mali et chez ses voisins, au déclenchement d'une "guerre contre le terrorisme" aveugle et solitaire ne pouvant que faire essaimer les djihadistes et entraîner un engrenage. Une semaine après, dans l'émission de Taddéi sur France 3, Roland Dumas précisait qu'on ne peut déclencher une guerre sans avoir auparavant tenté tous les moyens de négociation. Fabius non seulement semble ignorer la diplomatie, la politique de négociation menée au Burkina-Faso par le président par intérim Amadou Toumani Touré, les réticences des États africains à engager une confrontation mais il force carrément la main de l'Algérie en prétendant après les premières frappes que ce pays avait autorisé le survol de son territoire, allégation que le président algérien n'a pas osé démentir.

Mais ce n'est pas seulement à l'Algérie que Fabius a forcé la main, c'est à l'ONU elle-même en alléguant que l'attaque française est conforme à la résolution 2085 du 20 décembre, cette résolution qui n'autorisait l'envoi au Mali que d'une force essentiellement africaine et n'autorisait pas les frappes aériennes par la France. Or ces frappes qui, comme je l'ai souligné ("La France tueuse au Mali"), furent extrêmement meurtrières ont été accompagnées d'un discours de Fabius extrêmement violent contre les rebelles islamistes présentés tous comme des bandits et des meurtriers à abattre. A une intervention militaire aérienne dont le but proclamé est d'empêcher l'invasion du sud, succède alors par la volonté de Fabius une guerre d'invasion et d'extermination des éléments rebelles. C'est alors que Hollande parle de la nécessité de "détruire les terroristes". Mais ce mot d'ordre terrible n'est que la reprise de la violente rhétorique de son ministre. Lorsqu'on voit l'armée française patrouillant dans le massif des Ifoghas aux confins du Nord Mali pour débusquer et tuer les rebelles qui s'y sont réfugiés, on mesure la distance énorme qu'il y a entre cette guerre exterminatrice et l'affirmation ferme de Hollande : "en aucun cas la France n'interviendra elle-même au Mali". On voit aussi le triomphe de ce ministre des affaires étrangères qui conduit la politique du pays jusqu'au bout d'un chemin guerrier.

A cette guerre malienne, Fabius semble avoir aussi tout fait jusqu'alors pour ajouter une guerre syrienne, traitant le président Bachar Al-Assad de tous les noms et œuvrant pour fournir à l'opposition des armes qui aggraveraient encore la guerre civile. Certes, on le voit maintenant -mais pour combien de temps ?- revenu à plus de prudence dans la crainte que les armes fournies à l'opposition soient utilisée d'abord par les activistes islamistes.

Ainsi d'est en ouest du Proche Orient, Fabius semble bien avoir imposé à Hollande une politique violemment interventionniste. Il faudrait ajouter à cela la façon comminatoire dont il s'adresse aux Iraniens au côté de Washington, la faiblesse de sa condamnation de la colonisation israélienne en Palestine, sa visite très amicale à Israël pour apercevoir le dessein de toute une politique. Lutter contre les forces islamiques au Mali, au Sahel et jusqu'au Maghreb, aider au démantèlement de la Syrie trop longtemps une gêne pour Israël, menacer l'Iran qui contrôle le Hamas et le Hezbolla, n'est-ce pas une politique qu'on pourrait qualifier de sioniste ? Et l'on voit mal qui pourrait arrêter ce superministre de la guerre qui remet en place ses collègues (comme Moscovici par exemple), purge le personnel des affaires étrangères (cf l'actualité récente : "purge au Quai d'Orsay") et parle trop souvent avant le chef de l’État.

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:52

Tout sauf diplomate, chef de guerre, manœuvrant un président qu'il a toujours méprisé et s'érigeant en chef de gouvernement bis, mettant la politique française au service des États-Unis et d'Israël, Laurent Fabius semble être un bien étrange ministre des Affaires étrangères.

Son accession à ce poste est déjà singulière. L'ancien premier ministre de Mitterrand qui avait dû renoncer à ses ambitions présidentielles aux primaires de 2007 s'était mis au service de Martine Aubry après avoir caressé l'espoir de seconder DSK. Il ne cachait pas son mépris profond pour Hollande qu'il avait, entre autres quolibets, surnommé : "fraise des bois". Mais quand le président du conseil général de Corrèze devient au soir du second tour des primaires le candidat officiel des socialistes, Fabius se précipite à la tribune, serre la main du vainqueur et embrasse Pierre Moscovici, son plus proche lieutenant.

Empressé autour de Hollande à Rouen, le représentant à la télévision face à Nicolas Sarkozy, Fabius s'affiche comme un soutien zélé de l'homme qu'il s'employait à déconsidérer naguère. Un soutien cependant qui déjà laisse voir une ambition en filigrane. En effet c'est Fabius qui voyage à la place de Hollande et va d'Amérique jusqu'en Chine en passant par Israël parler pour lui de politique internationale.

Alors, lorsqu'enfin Hollande est élu président de la République, Fabius ne fait plus mystère de sa candidature aux Affaires étrangères. On a même carrément l'impression que c'est lui qui se désigne ministre avant qu'Hollande ait proclamé son choix. Il suffit de se remémorer l'assez long temps de tractation pendant lequel la place de Fabius au Quai d'Orsay était donnée comme acquise.



Sous la cinquième république, où l'on est encore, c'est le président qui conduit la politique extérieure. Avec Fabius il apparaît nettement que c'est le ministre des Affaires étrangères qui la mène. L'exemple du Mali est on ne peut plus parlant. Lors de sa conférence de presse du 13 novembre 2012, François Hollande est extrêmement clair : "En aucun cas, la France n'interviendra elle-même au Mali". Dans un temps où l'on est extrêmement attentif à la vérité de la parole publique, on ne peut qu'être frappé par le contraste entre cette affirmation quasiment solennelle du 13 novembre et le déclenchement des frappes aériennes sur le Mali le 11 janvier suivant, donc moins de deux mois après.Il est incontestable qu'il y a eu un retournement par rapport à l'engagement présidentiel que la prise de Kona ne saurait justifier. Hollande disait clairement le 12 novembre : "en aucun cas". Et la prise de Kona était forcément un de ces cas sous-entendus qui ne pouvaient changer la détermination de la France. Lorsqu'on entend Fabius peu après cette conférence dire qu'il n'y aura pas d'engagement de la France au sol, on voit clairement la contradiction implicite avec l'affirmation de Hollande. Dire qu'il n'y aura pas d'engagement au sol, cela veut dire qu'il y aura sans doute des frappes aériennes. Et c'est bien ce qui se passe le 11 janvier, en contradiction avec ce qu'avait promis Hollande mais non pas avec ce qu'avait laissé entendre et vraisemblablement imposé Fabius.

La réaction de deux anciens ministres des affaires étrangères met bien en relief ce que l'action de Fabius a pour le moins d'inapproprié. Dominique de Villepin publiait dès le 12 janvier dans le Journal du Dimanche une tribune où il opposait une dynamique nationale, régionale et politique au Mali et chez ses voisins, au déclenchement d'une "guerre contre le terrorisme" aveugle et solitaire ne pouvant que faire essaimer les djihadistes et entraîner un engrenage. Une semaine après, dans l'émission de Taddéi sur France 3, Roland Dumas précisait qu'on ne peut déclencher une guerre sans avoir auparavant tenté tous les moyens de négociation. Fabius non seulement semble ignorer la diplomatie, la politique de négociation menée au Burkina-Faso par le président par intérim Amadou Toumani Touré, les réticences des États africains à engager une confrontation mais il force carrément la main de l'Algérie en prétendant après les premières frappes que ce pays avait autorisé le survol de son territoire, allégation que le président algérien n'a pas osé démentir.

Mais ce n'est pas seulement à l'Algérie que Fabius a forcé la main, c'est à l'ONU elle-même en alléguant que l'attaque française est conforme à la résolution 2085 du 20 décembre, cette résolution qui n'autorisait l'envoi au Mali que d'une force essentiellement africaine et n'autorisait pas les frappes aériennes par la France. Or ces frappes qui, comme je l'ai souligné ("La France tueuse au Mali"), furent extrêmement meurtrières ont été accompagnées d'un discours de Fabius extrêmement violent contre les rebelles islamistes présentés tous comme des bandits et des meurtriers à abattre. A une intervention militaire aérienne dont le but proclamé est d'empêcher l'invasion du sud, succède alors par la volonté de Fabius une guerre d'invasion et d'extermination des éléments rebelles. C'est alors que Hollande parle de la nécessité de "détruire les terroristes". Mais ce mot d'ordre terrible n'est que la reprise de la violente rhétorique de son ministre. Lorsqu'on voit l'armée française patrouillant dans le massif des Ifoghas aux confins du Nord Mali pour débusquer et tuer les rebelles qui s'y sont réfugiés, on mesure la distance énorme qu'il y a entre cette guerre exterminatrice et l'affirmation ferme de Hollande : "en aucun cas la France n'interviendra elle-même au Mali". On voit aussi le triomphe de ce ministre des affaires étrangères qui conduit la politique du pays jusqu'au bout d'un chemin guerrier.

A cette guerre malienne, Fabius semble avoir aussi tout fait jusqu'alors pour ajouter une guerre syrienne, traitant le président Bachar Al-Assad de tous les noms et œuvrant pour fournir à l'opposition des armes qui aggraveraient encore la guerre civile. Certes, on le voit maintenant -mais pour combien de temps ?- revenu à plus de prudence dans la crainte que les armes fournies à l'opposition soient utilisée d'abord par les activistes islamistes.

Ainsi d'est en ouest du Proche Orient, Fabius semble bien avoir imposé à Hollande une politique violemment interventionniste. Il faudrait ajouter à cela la façon comminatoire dont il s'adresse aux Iraniens au côté de Washington, la faiblesse de sa condamnation de la colonisation israélienne en Palestine, sa visite très amicale à Israël pour apercevoir le dessein de toute une politique. Lutter contre les forces islamiques au Mali, au Sahel et jusqu'au Maghreb, aider au démantèlement de la Syrie trop longtemps une gêne pour Israël, menacer l'Iran qui contrôle le Hamas et le Hezbolla, n'est-ce pas une politique qu'on pourrait qualifier de sioniste ? Et l'on voit mal qui pourrait arrêter ce superministre de la guerre qui remet en place ses collègues (comme Moscovici par exemple), purge le personnel des affaires étrangères (cf l'actualité récente : "purge au Quai d'Orsay") et parle trop souvent avant le chef de l’État.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 15:57

C'est vrai que ça pourrait ne pas aller trop fort pour Hollande. Moins d'un an après son élection, son impopularité bat un record. La croissance est au plus bas et le chômage au plus haut. Les plans sociaux se multiplient. Les promesses aussi, mais elles se contredisent sans cesse. Un jour on annonce la reprise de l'emploi certaine pour fin 2013. Le lendemain pour 2014. Le surlendemain on n'est plus même sûr qu'elle se fera l'année prochaine. Le ministre du budget qui réclame plus d'impots, plus de serrage de ceinture, plus de rigueur, plus de justice, plus d'honnêteté jure un jour aux Français, les yeux dans les yeux, qu'il n'est pas le tricheur qu'on l'accuse d'être. Et, patatras ! Le lendemain il reconnaît qu'il vient de mentir éhontément.

 

Ah ! Non ! Ça ne va pas très fort pour Hollande et ses troupes. Heureusement qu'il y a la guerre au Mali !

 

Ah ! Cette guerre ! Que du plaisir pour Hollande ! Là, il peut se la jouer vrai chef. Là, son mot d'ordre :"il faut détruire les terroristes", il est appliqué à la lettre. Les terroristes -ceux qu'on appellerait en un autre temps tout simplement des rebelles dans un pays où le pouvoir est accaparé par des militaires putchistes- sont abattus en nombre. On bombarde les bâtiments où ils sont réfugiés. On les fait se prendre au piège en groupe pour les exécuter. On les traque un à un dans les ruelles et les maisons. On va enfin sur leur territoire pour les débusquer comme des gibiers. Et cela fait de jolis reportages !

 

Bon, c'est vrai, cette excitante chasse à l'homme semble tourner à l'extermination. Et certains hollandistes, socialistes et humanistes, ont des états d'âme...

 

Heureusement qu'il ya l'ami Roger pour balayer ces doutes, pour chanter la belle guerre et sa noble cause...

 

Ah ? Vous ne connaissez pas l'ami Roger ?...

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 15:55

C'est vrai que ça pourrait ne pas aller trop fort pour Hollande. Moins d'un an après son élection, son impopularité bat un record. La croissance est au plus bas et le chômage au plus haut. Les plans sociaux se multiplient. Les promesses aussi, mais elles se contredisent sans cesse. Un jour on annonce la reprise de l'emploi certaine pour fin 2013. Le lendemain pour 2014. Le surlendemain on n'est plus même sûr qu'elle se fera l'année prochaine. Le ministre du budget qui réclame plus d'impots, plus de serrage de ceinture, plus de rigueur, plus de justice, plus d'honnêteté jure un jour aux Français, les yeux dans les yeux, qu'il n'est pas le tricheur qu'on l'accuse d'être. Et, patatras ! Le lendemain il reconnaît qu'il vient de mentir éhontément.

 

Ah ! Non ! Ça ne va pas très fort pour Hollande et ses troupes. Heureusement qu'il y a la guerre au Mali !

 

Ah ! Cette guerre ! Que du plaisir pour Hollande ! Là, il peut se la jouer vrai chef. Là, son mot d'ordre :"il faut détruire les terroristes", il est appliqué à la lettre. Les terroristes -ceux qu'on appellerait en un autre temps tout simplement des rebelles dans un pays où le pouvoir est accaparé par des militaires putchistes- sont abattus en nombre. On bombarde les bâtiments où ils sont réfugiés. On les fait se prendre au piège en groupe pour les exécuter. On les traque un à un dans les ruelles et les maisons. On va enfin sur leur territoire pour les débusquer comme des gibiers. Et cela fait de jolis reportages !

 

Bon, c'est vrai, cette excitante chasse à l'homme semble tourner à l'extermination. Et certains hollandistes, socialistes et humanistes, ont des états d'âme...

 

Heureusement qu'il ya l'ami Roger pour balayer ces doutes, pour chanter la belle guerre et sa noble cause...

 

Ah ? Vous ne connaissez pas l'ami Roger ?...

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:55

On était très disposé à croire au bon pape. Un sourire avenant, des mots bonhommes, des gestes parlants et simples. Peu de goût pour l’or et beaucoup d’amour pour les pauvres. Presque de quoi lui pardonner à l’Argentin de n’avoir pas été très résistant contre ses compatriotes colonels au service de l’oligarchie financière.

 

On l’attendait quand même au tournant du message pascal trouvant que, jusqu’alors, s’il avait placé beaucoup le mot pauvre et le mot paix dans ses prêches, il n’avait rien dit d’un peu concret sur ces deux-sujets-là.

 

Que nous dit-il donc le bon pape pour Pâques ? Qu’il faut un meilleur partage des richesses. C’est bien mais c’est un peu convenu et un peu court. On aurait aimé qu’il entre un peu dans le lard du capitalisme international et particulièrement occidental. Ca sera peut-être pour une prochaine fois : l’espérance fait vivre !

 

Pour la paix en Palestine, Syrie, Irak, on est dans les vœux très pieux mais pas engagés du tout. Rien pour dénoncer la responsabilité des US envahisseurs de l’Irak, la volonté franco-anglaise d’armer la rebellion syrienne, le zèle provocateur des colons israéliens…

 

Mais c’est sur le Mali (et accessoirement le Nigéria) que la voix papale détonne au lieu de tonner juste. Alors que l’armée française se livre dans ce pays au «massacre tranquille » qu’on a dénoncé des combattants rebelles emprisonnés dans le massif des  Ifoghas, le pape n’en souffle mot et ne trouve rien de mieux qu’à appeler à l’unité du territoire. Ne voit-il pas que c’est ainsi appeler à la guerre à outrance au lieu d’aider à la mise en place urgente d’une réelle force d’interposition ? Pas un mot de compassion pour ces Touaregs tués ou livrés aux exactions de l’armée malienne. Le seul mot utilisé pour désigner les combattants de l’autre bord est celui de « terroriste », certes appliqué à des Nigérians, mais dont on comprend qu’il vise comme une arme leurs frères, ceux que le François de chez nous veut « détruire » au Mali.

 

Le moins qu’on puisse dire est que des messages pascals de ce type n’appellent pas à une paix juste en Afrique ni ne mettent puissamment les hommes sur le chemin de la concorde et du pardon !

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:53

On était très disposé à croire au bon pape. Un sourire avenant, des mots bonhommes, des gestes parlants et simples. Peu de goût pour l’or et beaucoup d’amour pour les pauvres. Presque de quoi lui pardonner à l’Argentin de n’avoir pas été très résistant contre ses compatriotes colonels au service de l’oligarchie financière.

 

On l’attendait quand même au tournant du message pascal trouvant que, jusqu’alors, s’il avait placé beaucoup le mot pauvre et le mot paix dans ses prêches, il n’avait rien dit d’un peu concret sur ces deux-sujets-là.

 

Que nous dit-il donc le bon pape pour Pâques ? Qu’il faut un meilleur partage des richesses. C’est bien mais c’est un peu convenu et un peu court. On aurait aimé qu’il entre un peu dans le lard du capitalisme international et particulièrement occidental. Ca sera peut-être pour une prochaine fois : l’espérance fait vivre !

 

Pour la paix en Palestine, Syrie, Irak, on est dans les vœux très pieux mais pas engagés du tout. Rien pour dénoncer la responsabilité des US envahisseurs de l’Irak, la volonté franco-anglaise d’armer la rebellion syrienne, le zèle provocateur des colons israéliens…

 

Mais c’est sur le Mali (et accessoirement le Nigéria) que la voix papale détonne au lieu de tonner juste. Alors que l’armée française se livre dans ce pays au «massacre tranquille » qu’on a dénoncé des combattants rebelles emprisonnés dans le massif des  Ifoghas, le pape n’en souffle mot et ne trouve rien de mieux qu’à appeler à l’unité du territoire. Ne voit-il pas que c’est ainsi appeler à la guerre à outrance au lieu d’aider à la mise en place urgente d’une réelle force d’interposition ? Pas un mot de compassion pour ces Touaregs tués ou livrés aux exactions de l’armée malienne. Le seul mot utilisé pour désigner les combattants de l’autre bord est celui de « terroriste », certes appliqué à des Nigérians, mais dont on comprend qu’il vise comme une arme leurs frères, ceux que le François de chez nous veut « détruire » au Mali.

 

Le moins qu’on puisse dire est que des messages pascals de ce type n’appellent pas à une paix juste en Afrique ni ne mettent puissamment les hommes sur le chemin de la concorde et du pardon !

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